La chasse au phoque

Dans le Nunavut, la chasse, c’est la vie, Rien, dans le phoque adulte n’est perdu. La viande nourrit les familles, la peau sert aux vêtements, les tendons à coudre et la graisse par le passé alimentait les lampes à huile. Et cela, depuis au moins 4 000 ans d’après les archéologues et sans doute beaucoup plus!

Il faut se rendre à l’évidence, ici, le sol est gelé la plupart du temps. Rien ne pousse et sans le phoque la nourriture serait rare!

Certes d’autres denrées sont disponibles au supermarché mais à des prix exorbitants. Tous les produits occidentaux viennent du sud, à des milliers de kilomètres. Pas de fruits ni de légumes aux menus et même les frites sont des produits de luxe! Pour se nourrir à petit prix, il ne reste que la chasse.

Légende La chasse inuit ne représente que 3% des prises.

Légende La chasse inuit ne représente que 3% des prises.

Par le passé, avant l’arrivée du fusil, la chasse au phoque se pratiquait au harpon, de 2 manières : soit l’Inuit restait des heures à attendre sans bouger près d’un trou de respiration, soit il cherchait sa proie dans son kayak. Dans les 2 cas, ça n’était jamais une chasse facile ni une partie de chasse pour se distraire… C’était plutôt une question de survie.

Quoiqu’il en soit, aujourd’hui la chasse commerciale est réglementée par le gouvernement canadien qui fixe des quotas et les Etats Unis, ainsi que l’Europe, ont interdit l’importation de produits dérivés du phoque.

Les 6 espèces de phoque présentes au Canada ne sont donc pas en danger selon les autorités canadiennes. La véritable menace qui pèse désormais sur les phoques, c’est, selon certains, le réchauffement climatique. Les phoques ont besoin d’une couche de glace épaisse, or elle s’amincit. Lorsqu’elle est trop fine, elle craque, alors que les petits ne savent pas encore nager!

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